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Liban (mais pas que…)

L’eau de ses yeux est trop amère
L’eau de ses yeux est trop de sang
Dans un étouff’ment de colère
Il a perdu le sens du temps
Il croit encore en son étoile
Mais les nuages masquent ses rêves
Il aimerait lever le voile
Mais sa vie ne connait de trève
Alors il s’enfuit dans le vent
Comme un enfant qui se consume
Car il ne sait pas les tourments
De la folie que l’on assume
Un peu trop mal de temps en temps
Parfois trop tard et pour longtemps.

L’eau de ses yeux est à l’envers
L’eau de ses yeux est en acide
Elle ronge l’âme du grand frère
Qui voulait devenir placide
Il a échoué sur un tas
De regrets lourds comme le plomb
Il a oublié ses pourquoi
Pour les troquer contre des ronds
Dans l’eau de ses yeux fatigués
Par le chemin de son histoire
De bombes et de venin piégée
Il attend la tombée du soir
Car le matin est un enfer
Et l’après-midi un mystère.

L’eau de ses yeux est trop amère
L’eau de ses yeux est trop de sang
Quand les hommes se déclarent la guerre
Ils refusent de voir l’enterrement
De ceux qui essayaient de vivre
Plutôt que de tuer les leurs
Mais maintenant il est trop ivre
Pour conjurer tout son malheur
Il espère pourtant voir la paix
Un jour, dans son pays en ruine
Et il se dit que ça serait
Le plus cadeau de sa vie
Mais le tonnerre gronde toujours
Et ne sait pour combien de jours !

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